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Education - fiches

Un chien fugueur est un chien qui sort momentanément du territoire où il vit habituellement. Ce lieu peut être la maison, le jardin, la cour… Le territoire d’un chien est l’espace que celui-ci se réserve et pour lequel il se défendra si un congénère y pénètre. Pour sortir, le chien fait preuve d’inventivité, au grand désespoir souvent de ses maîtres : trou dans la clôture, saut du portail…Le principal problème est que le chien est alors voué à lui-même et que son propriétaire ne le retrouve parfois plus. La fourrière municipale est souvent appelée par ces propriétaires attristés et ses chenils sont pleins de ces chiens. Généralement, les propriétaires de chiens fugueurs ont déjà utilisé un grand nombre de dispositifs sans beaucoup de résultats. En fait, l’approche éthologique permet fréquemment de compléter ces systèmes et d’obtenir des résultats meilleurs.

On distingue deux grands types de fugues :

  • Le chien s’enfuit mais l’animal revient de lui-même après quelques heures de promenade.
  • Le chien s’enfuit mais ne revient plus. Le propriétaire le récupère loin de l’endroit de départ ou le retrouve dans un refuge.

 

 

Le fugueur qui revient :

 

Ce chien s’en va quelques heures puis revient à son domicile. Le propriétaire a donc peur que le chien se fasse écraser, provoque un accident…

De nombreuses raisons peuvent expliquer ce type de comportement :

- un territoire flou :

Si les limites ne sont pas nettes, le chien aura tendance à ne pas comprendre qu’il n’est pas autorisé à les franchir. En effet, certaines limites sont très nettes pour nous, humain, mais sont incompréhensibles par l’animal (bordure de gazon, zones sans clôture, haie clairsemée…).

Les limites peuvent aussi ne pas être nettes car le chien est le dominant dans la famille. Ce chien sera donc celui qui décide. S’il décide de partir se promener, il n’attend aucun accord des propriétaires.

Un chien pourra toujours sortir d’un terrain… sauf s’il n’en a pas envie !!! A vous de trouver ce qui le retiendra…ou d’éliminer ce qui le fera partir…

 

- des stimuli extérieurs :

De nombreuses stimulations peuvent entraîner le chien à sortir de son territoire. Une femelle en chaleur peut très bien attirer le mâle loin de sa maison. Mais, de même, toute attirance du chien vers l’extérieur peut se solder par une fugue : les poubelles d’un restaurant avoisinant, la voisine qui nourrit son chien, des enfants qui jouent au ballon…

L’anxiété de séparation peut aussi déclencher des fugues. Le chien ressent un besoin incoercible de rejoindre la personne qu’il aime. Cette pathologie explique bien des dégâts et des fugues.

 

- un état réactionnel particulier :

Un chien très émotif sera d’autant plus effrayé par un bruit inconnu qu’il ne sera pas habitué à un environnement particulier (chien de campagne adopté et placé en ville…). De même, un chien mâle dominant sera plus tenté de faire le mur pour une femelle en chaleur qu’un chien soumis et peureux. Un chien affamé sera tenté plus facilement de sortir flairer les poubelles qu’un chien bien nourri…etc.

 

Que faire dans ces cas ?

En premier point, il est très important de dédramatiser le retour de l’animal. Certes, il vous a fait très peur car il aurait pu se faire écraser. Certes vous étiez très inquiet, mais ne le montrez pas. La réprimande au retour est néfaste. L’animal va associer la réprimande à son retour. Ainsi, il est préférable de féliciter son chien de revenir. Ce point est essentiel dans la thérapie comportementale visant à diminuer les fugues.

Ensuite, il est important de dissocier les comportements purement éthologiques et les sociopathies. Le chien dominant doit impérativement subir une régression sociale, c'est-à-dire passer de la position de dominant à celle de dominé.

 

 

La soumission face à son maître est une étape fondamentale dans la construction de l’ordre hiérarchique de l’animal. Le chef de meute reste le maître.

Le chien ne doit pas se sentir supérieur aux personnes de la maison. Il ne doit pas considérer qu’il peut quitter son maître à sa guise.

 

Marques de domination Thérapie de régression sociale
Le repas : le dominant mange en premier, lentement, en public et dérange les dominés pendant leur repas.
  • Le chien doit manger après ses maîtres
  • Il doit manger seul
  • La gamelle doit être dans un endroit non stratégique
  • Retirer la gamelle après 10 min.
  • Ne rien donner à table
Le territoire : le dominant dort dans les endroits stratégiques.
  • Un seul lieu de couchage à l’écart
  • Ne pas laisser le chien se coucher dans un endroit stratégique
  • Ne pas le contourner s’il est dans le passage mais le renvoyer sur son tapis
  • Ne pas le toucher dans son panier
Les contacts : le dominant prend les initiatives des contacts, caresses, jeux, sorties…
  • Les maîtres doivent prendre l’initiative des contacts
  • Ne pas jouer à la demande du chien
  • Renvoyer le chien dans son panier lorsqu’il entame le jeu
  • Le chien ne doit pas s’interposer entre les membres de la famil

Tableau 1 : Principes de la thérapie de régression sociale

 

L’anxiété de séparation est une attitude souvent acquise à la fin de l’âge de chiot. L’animal ne supportera pas d’être séparé de son maître. C’est un phénomène d’hyper attachement. Ce phénomène correspond à un attachement excessif au lien primaire ou au développement d’un trouble émotionnel de nature dépressive ou anxieuse. Dans ce cas, il faudra lutter contre ce trouble par un comportement précis du propriétaire. Les rituels devront être évités ainsi que toute exacerbation du sentiment d’abandon lors des départs et de fête lors du retour du maître.

 

Principes de la thérapie de l’hyper attachement :

  • Ignorer le chien 20 minutes avant le départ
  • Ne pas céder au rituel du départ (au revoir mon chien, papa s’en va, sois gentil…)
  • Sortir simplement, sans plus
  • Au retour, ne pas faire la fête au chien
  • Faire comme s’il n’existait pas pendant les premières 20 minutes
  • Prendre l'initiative des contacts

 

 

Le fugueur qui ne revient pas :

 

Ces chiens sont très souvent affectés de trois types de troubles comportementaux : le syndrome HS/HA, la peur, les troubles liés au vieillissement.

 

Le syndrome HS/HA ou hyper sensibilité / hyper activité.

Le chien atteint de ce trouble est un animal hyper actif, tout le temps. Une porte s’ouvre et il bondit, une personne se lève et il lui fait la fête. Le chien ne tient pas en place, remue tout le temps. Ce type de chien, lorsqu’il fugue ne revient pas. Le maître le retrouve souvent très loin du domicile, dans un état déplorable (maigre, affamé, blessé...) En fait, le chien manque d’autocontrôle. La fugue permet d’assouvir un besoin continuel de bouger et fréquemment, les propriétaires sont désespérés car le chien trouve toujours la faille de leur dispositif anti-fugue.

La thérapie suit deux axes. Le traitement médical est souvent indispensable. Le but est de régler par des médicaments le seuil de réactivité du chien. Ce traitement est long (minimum 6 mois) mais il permet une thérapie comportementale simultanée. Cette thérapie comportementale est essentielle. Elle doit apprendre au chien le jeu contrôlé c'est-à-dire le jeu sans excès d’excitation. Elle permet aussi de régler des problèmes de dominance concomitants par une régression sociale dirigée.

 

 

Le jeu permet de souder le chien et son maître. Seulement, c’est le maître qui doit garder le contrôle. Le jeu doit s’arrêter dès que le chien s’énerve de trop…

 

La fugue par peur

Les états de panique peuvent expliquer un certain nombre de fugues, car la peur fait perdre à l’animal tout contrôle. Le traitement vise alors à écarter la phobie. Là encore la chimie peut venir en aide. Mais il est indispensable de mettre en place une thérapie visant à graduellement montrer à l’animal la cause de sa peur (habituation à un bruit, à une situation…)

 

 

Les cours d’éducation des clubs peuvent permettre de rattraper certaines situations ou de faire progresser le maître et l’animal vers une relation de confiance mutuelle.

 

Les troubles liés au vieillissement

Le vieillissement apporte son lot de problèmes. Au-delà de la surdité qui peut expliquer des fugues, le vieillissement cérébral peut expliquer la perte des contrôles. On a alors une perte de l’appréciation spatiale. Le traitement est alors essentiellement médical et vise à diminuer la perte des apprentissages.

 

 

En conclusion

 

La thérapie comportementale peut suffire à faire disparaître les fugues. Cependant, les dispositifs du commerce peuvent vous aider à la mettre en place. Mais il est clair que tout dispositif, si dissuasif soit-il, ne suffira pas sans une correction comportementale. Pour atteindre l’objectif, il faut que la correction soit faite immédiatement, répétée à chaque erreur, et non phobogène. Il est inutile de rouer son chien de coups même si pris en flagrant délit. De la même manière, l’emploi du collier électrique est à faire avec parcimonie et si possible préférer la fonction spray. Et surtout, n’oubliez pas la récompense si le chien a bien travaillé… et pour celle-ci, quoi de mieux qu’une grosse caresse affectueuse !!!

 

Références :

DRAMARD V., Conduite à tenir devant un chien fugueur, Compte rendu congrès CNVSPA, Nice, 1998

PAGEAT P., Confort et bien être des carnivores domestiques, Point Vét., 1995, 26(65) : 1011- 1019

L’agility est une discipline sportive canine qui consiste à faire évoluer un chien sur un parcours composé d’obstacles variés dans le but de mettre en valeur son intelligence et son écoute. La conduite du chien lors d’une telle épreuve nécessite une entente parfaite entre le maître et le chien. Ils forment alors une équipe indissociable. Il s’agit d’un jeu éducatif et sportif qui permet aussi une bonne intégration dans la société puisqu’il est nécessaire de posséder des bases élémentaires d’éducation et d’obéissance. Les molosses ne sont en rien pénalisés face aux autres races.

En agility, deux critères sont impératifs : la qualité et la rapidité d’exécution. Chaque maître doit moduler et trouver le juste équilibre entre ces deux impératifs. Pour obtenir ce compromis idéal, une parfaite harmonie entre le chien et son maître est indispensable. Le chien doit être pendant tout le parcours parfaitement à l’écoute des commandements et doit réagir immédiatement. Tout l’art du conducteur réside en sa capacité à maintenir l’attention du chien constante.

C’est également dans le guidage du chien que la cohésion entre celui-ci et son maître s’exprime. Le chien doit écouter, comprendre et enregistrer l’ordre donné, la réalisation de ce dernier devant être immédiate. Le maître doit, quant à lui, transmettre un message clair, concis et précis, directement exécutable par l’animal. L’harmonie est donc le produit des qualités de réceptivité du chien et des facultés de communication du maître

 

Pour obtenir cette parfaite complémentarité en agility, il est nécessaire de maîtriser l’éducation et l’obéissance de base : sociabilité, assis, couché, le rappel… Il serait en effet vain de débuter sur un terrain d’agility avec un chien ne connaissant pas ces bases. Quoi de plus frustrant que de tenter de lui apprendre à monter sur la passerelle si son maître passe son temps à le rattraper ?

Les molosses sont des chiens massifs mais peuvent pratiquer l’agility si le maître est attentif. Les chiens de travail lourds sont particulièrement sensibles à l’arthrose. En effet, les sollicitations mécaniques sont nombreuses et parfois excessives. En agility par exemple, les sauts répétés peuvent entraîner des microlésions cartilagineuses pouvant elles-mêmes entraîner une évolution arthrosique.

L’arthrose est le processus pathologique articulaire le plus fréquent chez le chien. Elle se traduit par de la douleur puis une évolution vers l’ankylose. Les causes d’arthrose sont multiples mais on peut citer des malformations articulaires, la dysplasie de la hanche ou du coude, une rupture ligamentaire, une inégalité de longueur des rayons osseux, une luxation, l’obésité… Bien entendu, toute sollicitation excessive des articulations peut, à terme, entraîner l’apparition d’arthrose : des entraînements trop longs, trop intenses ou sur des animaux trop jeunes…

Comment détecter les signes d’arthrose ?

Le principal symptôme qui devra vous alerter sur le terrain est une douleur « à froid » s’exprimant par de la raideur et le refus progressif d’effectuer certains mouvements (sauts, départs vifs…). La douleur peut être exacerbée par le froid ou l’humidité. Elle sera d’autant plus vive que, la veille, l’animal aura fait un exercice particulièrement long et intense. Bien entendu, tous les stades de douleur peuvent apparaître, de la simple boiterie intermittente à la suppression d’appui totale avec des cris de douleur.

L’agility est un jeu et le chien doit apprécier ce moment de détente. Il est inutile de vouloir à tout prix forcer l’animal ; des séances courtes mais répétées sont beaucoup plus profitables. C’est un loisir utile pour compenser le manque d’activité, parfaire une éducation de base et souder dans le jeu et le travail la relation maître-chien

Les tests de caractère

Sous l'influence de son patrimoine génétique et de son environnement, chaque chien possède son propre caractère. Selon l’utilisation que l’on souhaite faire de son chien il sera nécessaire, lors de son acquisition, d’essayer de déterminer son caractère futur.

Le professeur Queinnec propose un classement de 5 caractères fondamentaux.

Type Caractère prévisible Utilisation du chien
A Farouche ou rebelle Mordeur, hostile au dressage
B Indépendant Travail
C Soumis, obéissant Dressage
D Tendre, passif Education compagnie
E Craintif Chien C ou D, mal éduqué

 

Les tests vont donc avoir pour but de prédire le caractère présent et futur du chien.

Il faut toutefois préciser que les tests effectués à 7 semaines d'âge ne sont que prédictifs, le conditionnement du chiot peut changer son caractère. Par exemple l’excitabilité du chiot peut se conditionner entre quatre et vingt-deux semaines (cela se pratique pour les chiens de combat), à sept semaines le caractère mordeur constaté du chien pourra être modifié plus tard par le propriétaire.

Par conséquent les tests d'analyses n'ont qu'une valeur indicative.

Parmi les très nombreux tests proposés, on en retient généralement quatre.

  • Les tests de manipulation de Campbell
  • Les tests d'observation de nichée de Toman
  • Le test du miroir de Breteau
  • Le test de relation homme-chien par le jouet animé de Queinnec.

 

 

Les 5 tests de Campbell

Le test se fait à la 7è semaine, cependant il peut être pratiqué à n'importe quel âge pour établir le caractère du chien.

La durée de chacun des tests est de 30 secondes, le testeur, seul, amène le chiot isolé dans une zone calme, inconnue du chiot, sans sujet de jeu. Il sera manipulé doucement, sans parole vive ni cajolante.

S'il urine ou défèque, on ne tiendra pas compte du test.

 

- Test d’attraction sociale :

Dès l'entrée, on couche doucement le chiot au centre de la zone, puis on s'écarte de quelques mètres en sens opposé à la porte, on s’agenouille et on attire le chiot en tapotant les mains.

On observe si le chiot vient hardiment la queue haute, ou timidement la queue basse, ou s'il ne bouge pas, cela donne une idée de son sens social, de sa confiance, de son indépendance.

- Test d'aptitude à suivre le maître :

On part près du chiot et on marche normalement. S'il ne suit pas, il est présumé indépendant, s'il suit, il est soumis.

- Test de contrainte physique :

On renverse le chiot, on le plaque au sol, et on le roule gentiment d'un côté à l'autre. On le tient ainsi 30 secondes par le sternum.

Ces réactions de défense ou d'acceptation traduisent une tendance à accepter ou non la domination physique de l'homme.

- Test de dominance sociale :

On prend le chiot et on le place en position couchée (de sphinx). On caresse le chiot du haut du crâne vers le dos, on peut aussi appuyer sur la tête en la détournant vers le flanc, offrant ainsi la gorge à un éventuel agresseur. Cela dure 30 secondes pour voir apparaître une réaction nette de l'animal.

Ce test traduit son degré de dépendance sociale.

- Test de la position soulevée de dominance :

On soulève le chiot par le ventre, en mettant les deux paumes entrelacées sous le corps. On tient ainsi 30 s.

Le chiot n'a plus aucun contrôle, il est à la merci de l’examinateur.

 

Interprétation des résultats aux tests:

 

Type

Test d'attraction sociale

Test d'aptitude à suivre son maître

Test de contrainte physique

Test de dominance sociale

Test du soulevé

A Vient franchement Réaction violente (morsure)
B Vient peu Réaction (pas d’essai de morsure)
C Regarde Légère réaction suivie d’acceptation
D Indifférent Pas de réaction
E Fuit Réaction incohérente (violence puis acceptation, raideur)

 

Le chien qui a au moins un A a une tendance à être rebelle. Avec 3 A, il est inapte à la compagnie.

Le chien qui, sans A, a au moins un B est un indépendant.

Le chien qui, sans A ni B, a un C est un soumis. Ses réactions auront souvent été le léchage.

Les chiens qui ont au moins un D sont des tendres.

Les chiens qui n’ont que des E sont des craintifs.

 

 

Les tests de nichée de Toman

Ils visent à observer les capacités de dominance dans une même nichée (fratrie).

On peut trouver des sujets :

L comme leader, qui sont les chefs de meute,

F comme féal, docile, obéissant, qui sont les subordonnés,

G comme glacé, indifférent,

A comme asocial, farouche, rebelle.

 

- Premier test : le chiot est amené dans un local inconnu.

Le Leader n'aboie pas, explore tranquillement l'entourage.

Les Féal aboient contre Leader et essaient de l'entraîner à jouer.

Le Glacé ne bouge pas, regarde en gémissant, est perdu, déconcerté, suit les autres.

L’Asocial tourne en rond, pleure, rampe.

 

- Deuxième test : l'éleveur arrive alors dans la pièce.

Leader regarde de loin ou s’occupe d’autre chose.

Féal s’approche lentement.

Asocial et Glacé se précipitent vers lui.

 

- Troisième test : on apporte de la nourriture.

Leader et Féal mangent, même s'ils sont rassasiés. Ils attaquent Asocial et Glacé.

 

- Quatrième test : on jette un objet dans la nichée.

Leader fonce dessus, regarde, mordille.

Féal tourne prudemment autour puis va avec Leader jouer et explorer.

Glacé est effrayé, reste à sa place, s'éloigne en gémissant.

Asocial s'éloigne en pleurnichant.

 

- Cinquième test : on fait un bruit complètement inconnu des chiots.

Leader ne bouge pas, est étonné. Les autres paniquent.

 

- Sixième test : l'éleveur reste avec les chiots sans bouger ni les appeler.

Leader s'occupe d'autre chose.

Féal reste auprès de l’éleveur.

Asocial et Glacé viennent sauter sur lui.

 

- Septième test : on remet la mère auprès de ses chiots, l'éleveur restant sur place.

Leader va vers la mère, puis Féal suit, puis Asocial et Glacé. Leader fonce sur les mamelles postérieures.

 

- Dernier test : on donne de la nourriture.

Leader ne combat pas, il vient et mange tranquillement.

Féal continue à manger, mais change souvent de place.

Asocial et Glacé se disputent.

 

Cette batterie de tests d'observation sera excellente pour celui qui veut faire du travail, et cherchera donc des Leaders (Voisins du tempérament B).

Les Féaux auront tendance à suivre, à obéir. Ils seront proches du tempérament C, ils seront parfaits pour des chiens de compagnie.

Les Glacés peuvent convenir à la compagnie et sont proches du tempérament D.

 

 

Le test du miroir de Breteau

Vers 6-8 semaines, le chiot commence à réagir à un miroir. A 9-10 semaines, le comportement normal est acquis.

On place le chiot devant un grand miroir, en pied. Selon leur réaction, on distingue 3 sortes de chiots.

 

Les uns sont sociables, équilibrés, confiants, dominants. Il va y avoir tension, avec souci du rang hiérarchique.

Le chiot va se regarder en marquant des périodes d'immobilité nette, alternant avec périodes d'approche et de recul bien marquées. Ils correspondent aux tempéraments A et B.

 

D'autres seront sociables mais dominés, juvéniles.

Il y aura recherche de l’autre, du contact, avec soumission et sollicitation de jeu.

Le chiot marque une brève immobilité, avec un regard fixe, les oreilles dressées, des périodes d'approche et de recul.

Cela correspond aux tempéraments C et D.

 

Enfin, on trouve des chiots instables, peu sociables, craintifs.

Ils marquent une longue immobilité, avec la tête tournée, une attitude furtive, avec rejets par fuite ou grognement.

Ce sont des A ou des E.

 

 

Les tests du jouet animé

Face à un nouveau stimulus, tout chien peut répondre de trois manières : par la curiosité, l'indifférence ou par le rejet.

Ce dernier peut lui-même s'exprimer de 3 façons : fuite, raideur, attaque.

Comme pour les autres tests on utilise une pièce neutre et vide dans laquelle on laisse d’abord le chien vaquer et renifler quelques minutes.

Le jouet utilisé est un chien animé et télécommandé émettant des aboiements.

Pour l’analyse du caractère, il y a 3 chaises disposées en arc par rapport au chiot. On met le jouet à quelques mètres, et on observe.

Si le chiot est seul, on dirige le jouet vers lui. Sinon, le jouet est dirigé vers le propriétaire.

 

Le chien identifie immédiatement le jouet à un chien, donc par la vue. Il recule, aboie ou non, puis va flairer sous la queue en se tendant au maximum, et il reste inquiet.

Cet objet a clairement, pour lui, la forme d'un chien, des mouvements de chien, des bruits proches du chien, mais il n'a pas d'odeur de chien.

 

D'autres réactions sont possibles:

Si on note des aboiements véhéments de menace.

Ce chien est un anxieux, peu apte à la vie en appartement.

 

S’il attaque le jouet, le bouscule, le mord. Ce chien est un rebelle, un dangereux.

Notons que ce comportement devient normal, non significatif, dès la 2è ou 3è présentation du jouet. Le chien a alors assimilé ce jouet à un jouet agaçant, comme une balle.

 

S’il marque une indifférence attentive.

On a un sujet équilibré, facile à éduquer, à tendance indépendante (B s'il est actif, D s'il est inhibé).

 

S’il se réfugie sous ou derrière la chaise.

On a un sujet un peu peureux, dont la confiance reste inquiète. C'est souvent le cas des chiots manquant d'expérience précoce.

 

Le chiot peut carrément s'enfuir.

Dans ce cas, c'est un anxieux, souvent livré à un propriétaire laxiste sans inversion de dominance. Le chiot est un marginal prêt à toutes les fugues.

 

Si le chiot se réfugie près du conjoint.

Cela indique la vraie hiérarchie, celui qui est le leader dans le couple.

S’il se réfugie auprès d'un tiers, observateur ou spectateur.

Cela traduit une mauvaise relation entre le propriétaire et le chien, avec souvent un laxisme éducatif, mais surtout marqué par l'incohérence. Celle-ci peut venir de conduites éducatives changeant au gré des circonstances (laxisme total chez soi, sévérité, dès que survient un ami), ou tout simplement de contradictions entre la communication verbale et non verbale.

 

S’il réagit quand le jouet va toucher son maître.

C'est là la marque d'une bonne aptitude à la défense, mais aussi souvent d'une inversion de dominance.

Dans le premier cas, le chiot bouscule le jouet et peut chercher à le détruire.

Dans le second cas, il menace en reculant.

 

On peut procéder avec toute une portée. Comme dans le test de Toman, seul le dominant stable approche du jouet.

Si on fait le test en présence de la mère, tous les soumis se réfugient auprès de la mère.

Les chiens indépendants se tiennent entre le jouet et la mère.

Ce test est à la fois simple et amusant et met très bien en évidence le tempérament hardi et les erreurs éducatives ou les tensions que les propriétaires refuseront de verbaliser.

 

 

L’ensemble de ces tests permet de mettre en évidence le caractère du chiot et permet de prévoir dans une certaine mesure le devenir de ce caractère.

Ces tests peuvent être effectués par la personne qui choisit un chien pour l’adopter, ou bien, et c’est souhaitable par l’éleveur qui sera alors à même de conseiller l’adoption de tel ou tel de ses chiots suivant l’utilisation que souhaite en faire l’acquéreur.

Selon le caractère du chien, celui-ci sera apte ou non à la vie en société auprès de ses maîtres.

 

Toutefois, un chien n’est pas naturellement adapté à une vie au coté de l’homme, il est donc indispensable de lui apprendre les comportements nécessaires pour vivre en harmonie avec son environnement.

Faites ces tests sur un chiot ou même sur un chien adulte, vous serez soit réconforté dans la perception que vous avez de votre chien, soit surpris : dans ce cas il est temps d’en parler avec un professionnel ou un de nos éducateurs bénévoles !

 

N’oubliez pas, ces tests ne sont qu’indicatifs.

L’éducation d’un chien change son caractère…

Rien n’est définitif en matière d’éducation.

BONS TESTS!

Les comportements du chiot dépendent de son hérédité et pour la plus grande part de l'apprentissage. D'où l'importance de l'expérience par rapport à la génétique ou autrement dit de l'acquis sur l'inné. Le développement corporel s'accompagne de celui du cerveau, organe maître de l'intégration des comportements. Le développement de celui-ci va dépendre en partie des stimulations que le chiot aura reçues pendant sa croissance. Le cerveau se développe pendant la grossesse et jusqu'à 3 mois environ. Cette période est donc une phase sensible pour l'acquisition de nombreux comportements.

Nous pouvons déterminer 5 périodes sensibles de la grossesse à 3 mois, c'est à dire 5 tranches d'âge pendant lesquelles les événements ont un effet persistant ou pendant lesquelles se réalise un apprentissage facilité et mémorisé à long terme.

Ces expériences produisent des effets ou des dommages majeurs sur le comportement ultérieur.

Sur ces 5 périodes, 4 vont se passer chez l'éleveur. Il est donc important pour la suite d'avoir un minimum d'informations sur l'environnement de naissance du chiot.

 

1. Avant la naissance :

Pour obtenir des chiots plus tolérants au contact et moins réactifs aux émotions extrêmes, il est bon de caresser les mères enceintes, de leur palper le ventre jour après jour et de leur éviter tout stress.

 

2. Entre la naissance et 2 semaines :

Le chiot tête et dort, la mère les nettoie en les léchant ingère les excréments que le chiot ne peut excréter seul. LA POSITION DE NETTOYAGE deviendra LA POSITION DE SOUMISSION du chiot à l'âge adulte.

Pour activer le développement et la maturation du cerveau, il est donc recommandé de :

  • Manipuler les chiots en douceur tous les jours
  • Les retourner gentiment
  • Respecter leur sommeil (phase de sécrétion de l'hormone de croissance).

 

3. De 2 à 3 semaines :

Les yeux s'ouvrent vers 2 semaines.

Le chiot entend vers 3 semaines.

Donc dans cette période, il faut tester la vision, l'audition et le reflexe de sursaut.

Le chiot normal sursaute et retombe sur les pattes.

Le chiot anormal ne réagit pas ou sursaute et retombe sur le côté en tremblant.

 

4. De 3 à 7 semaines :

Période de communication et de hiérarchisation. Le chiot voit, entend, se déplace aisément et joue, grogne et aboie. Il apprend qu'il appartient à l'espèce "chien", pour cela il doit vivre avec des chiens, pas d'isolement. Il apprend les espèces amies donc il doit être en contact avec des gens et si possible avec d'autres animaux. L'accés à un jardin , environnement extérieur riche en stimulations est un facteur d'éveil.

Le chiot fait ses besoins spontanément et recherche des endroits routiniers, les lui procurer facilitera son apprentissage.

Hiérarchisation : Les chiots se mordent, mais lorsque la morsure est trop forte, le mordu crie et la chienne vient punir le mordeur. Ce comportement est important car lorsque le chiot arrive dans sa famille humaine, l'entourage doit respecter les exigences de socialisation avant les relations affectives qui souvent empêchent de réprimer les mordillements sous prétexte qu'il "se fait les dents".

De même un ordre s'établit quant à l'accès à la nourriture qui voit les mâles adultes leur apprendre à attendre leur tour donc on ne le servira pas en premier et on ne lui donnera pas dès qu'il réclame.

 

5. De 8 semaines à 3 mois

Le chiot entre dans sa période d'apprentissage la plus dense avec son environnement futur, il faut donc le sortir dans tous les milieux qu'il rencontrera une fois adulte :

  • Jeux et rencontres avec d'autres animau
  • Promenades en ville (environnement calme pour commencer, puis plus bruyant)
  • Au milieu de la foule et des bruits (marché, galerie commerciale…)
  • Déplacements en voiture

Inhibition de la morsure : il faut qu'il arrête de mordre si la personne ou l'animal mordu crie, sinon le punir.

Lui faire prendre la position de soumission ou d'apaisement (couché sur le dos ou sur le ventre immobile) en cas de conflit ou de punition par un adulte.

Faciliter son attachement à un membre de la famille et lui apprendre sa place avec son lieu de repos

Apprendre le contrôle des mouvements, arrêt au cours de jeux, interdire la traction sur des objets ou tissus, interdire la morsure sur les personnes.

Pour la propreté, le sortir toujours au même endroit, très souvent après le repas, une période de repos ou dès qu'il a eu une activité

Lui apprendre le rappel.

 

6. Ensuite , de 3 à 4 mois

On conforte l'apprentissage antérieur et il a maintenant l'âge d'intégrer l'école. Son maître et lui vont pouvoir commencer leur éducation au club.

Développement comportemental du chiot

 

Les comportements du chiot dépendent de son hérédité et pour la plus grande part de l'apprentissage. D'où l'importance de l'expérience par rapport à la génétique ou autrement dit de l'acquis sur l'inné. Le développement corporel s'accompagne de celui du cerveau, organe maître de l'intégration des comportements. Le développement de celui-ci va dépendre en partie des stimulations que le chiot aura reçues pendant sa croissance. Le cerveau se développe pendant la grossesse et jusqu'à 3 mois environ. Cette période est donc une phase sensible pour l'acquisition de nombreux comportements.

Nous pouvons déterminer 5 périodes sensibles de la grossesse à 3 mois, c'est à dire 5 tranches d'âge pendant lesquelles les événements ont un effet persistant ou pendant lesquelles se réalise un apprentissage facilité et mémorisé à long terme.

Ces expériences produisent des effets ou des dommages majeurs sur le comportement ultérieur.

Sur ces 5 périodes, 4 vont se passer chez l'éleveur. Il est donc important pour la suite d'avoir un minimum d'informations sur l'environnement de naissance du chiot.

 

  1. avant la naissance :

pour obtenir des chiots plus tolérants au contact et moins réactifs aux émotions extrêmes, il est bon de caresser les mères enceintes, de leur palper le ventre jour après jour et de leur éviter tout stress.

 

  1. entre la naissance et 2 semaines :

le chiot tête et dort, la mère les nettoie en les léchant ingère les excréments que le chiot ne peut excréter seul. LA POSITION DE NETTOYAGE deviendra LA POSITION DE SOUMISSION du chiot à l'âge adulte.

Pour activer le développement et la maturation du cerveau, il est donc recommandé de

  • manipuler les chiots en douceur tous les jours

  • les retourner gentiment

  • respecter leur sommeil (phase de sécrétion de l'hormone de croissance).

 

  1. de 2 à 3 semaines :

les yeux s'ouvrent vers 2 semaines

le chiot entend vers 3 semaines

donc dans cette période, il faut tester la vision, l'audition et le reflexe de sursaut

le chiot normal sursaute et retombe sur les pattes

le chiot anormal ne réagit pas ou sursaute et retombe sur le côté en tremblant.

 

  1. de 3 à 7 semaines :

période de communication et de hiérarchisation. E chiot voit, entend, se déplace aisément et joue, grogne et aboie. Il apprend qu'il appartient à l'espèce "chien", pour cela il doit vivre avec des chiens, pas d'isolement. Il apprend les espèces amies donc il doit être en contact avec des gens et si possible avec d'autres animaux. L'accés à un jardin , environnement extérieur riche en stimulations est un facteur d'éveil.

Le chiot fait ses besoins spontanément et recherche des endroits routiniers, les lui procurer facilitera son apprentissage.

Hiérarchisation : Les chiots se mordent, mais lorsque la morsure est trop forte, le mordu crie et la chienne vient punir le mordeur. Ce comportement est important car lorsque le chiot arrive dans sa famille humaine, l'entourage doit respecter les exigences de socialisation avant les relations affectives qui souvent empêchent de réprimer les mordillements sous prétexte qu'il "se fait les dents".

De même un ordre s'établit quant à l'accès à la nourriture qui voit les mâles adultes leur apprendre à attendre leur tour donc on ne le servira pas en premier et on ne lui donnera pas dès qu'il réclame.

 

  1. de 8 semaines à 3 mois

le chiot entre dans sa période d'apprentissage la plus dense avec son environnement futur, donc

le sortir dans tous les milieux qu'il rencontrera une fois adulte

jeux et rencontres avec d'autres animaux

promenades en ville (environnement calme pour commencer, puis plus bruyant)

au milieu de la foule et des bruits (marché, galerie commerciale…)

déplacements en voiture

inhibition de la morsure, il faut qu'il arrête de mordre si la personne ou l'animal mordu crie, sinon le punir

lui faire prendre la position de soumission ou d'apaisement (couché sur le dos ou sur le ventre immobile) en cas de conflit ou de punition par un adulte

faciliter son attachement à un membre de la famille et lui apprendre sa place avec son lieu de repos

apprendre le contrôle des mouvements, arrêt au cours de jeux, interdire la traction sur des objets ou tissus, interdire la morsure sur les personnes.

pour la propreté, le sortir toujours au même endroit, très souvent après le repas, une période de repos ou dès qu'il a eu une activité

lui apprendre le rappel.

Ensuite , de 3 à 4 mois ,on conforte l'apprentissage antérieur et il a maintenant l'âge d'intégrer l'école. Son maître et lui vont pouvoir commencer leur éducation au club.

Voici quelques conseils pour adopter un chiot !

Il ne faut jamais adopter un chiot sur un coup de tête ou un coup de cœur.

La petite boule de poils qui vous fait craquer va devenir grande … voire très grande !

Avant de vous décider à prendre un compagnon, il faut bien réfléchir à la vie que vous allez lui offrir. Ensuite, et seulement ensuite, vous pourrez vous décider pour telle ou telle race.

Il y a des erreurs à ne pas commettre, certaines races de chiens ne sont pas faites pour vivre en appartement, d’autres ne peuvent pas vivre sans la présence de leur maître … pour être heureux certains chiens ont besoin de bouger, il faut prévoir tout cela.

Cette boule de poils... ... pèsera 50kg à l'âge adulte

Lorsque vous aurez choisi la race de chien qui vous convient (n’hésitez pas à vous renseigner auprès de nos éducateurs ou de votre vétérinaire si vous n’êtes pas sûr) il faut ensuite trouver le bon chien, celui qui vous accompagnera pendant 15 ans !

Il est très important de choisir le bon élevage.

Disons le tout net : IL NE FAUT PAS ACHETER SON CHIOT EN ANIMALERIE !

Outre les problèmes sanitaires souvent constatés, il est souvent impossible de connaître les conditions d’élevage, il n’est pas rare que les chiots vendus dans ces magasins aient été importés d’Europe de l’Est après un long et stressant voyage ….

Il faut choisir les élevages de type familial

Pourquoi ?

C’est très simple, les chiots à la naissance n’ont pas fini leur développement nerveux, la fin de la construction du cerveau se fait durant les 3 premiers mois de la vie et le comportement futur du chien sera très influencé par ce qu’il aura vécu durant cette période. (voir l'article développement comportemental du chiot)

Un chiot qui aura vécu ses premiers mois de vie dans un environnement pas assez stimulant sera un chien adulte souvent peureux parfois agressif, très difficile à éduquer.

C’est pourquoi, pour que votre chien soit facile à éduquer il faut choisir un élevage où les chiots vivent avec leur mère jusqu’à l’âge de 2 mois, où l’éleveur manipule souvent les chiots, où les chiots ont la possibilité de sortir.

Lorsque que vous visitez l’élevage, il faut vous assurer que les chiots ne sont pas peureux, qu’ils ne sont pas séparés des adultes.

Le comportement des adultes est aussi très important, ce sont eux qui éduquent les chiots ; les adultes doivent donc être équilibrés.

 

Type d’élevage à proscrire (adultes entassés, chiots peureux et isolés).

Types d’élevages à privilégier : élevage familial avec enfants.

Chiots élevés avec les adultes, comportement normal des chiens.

 

Une fois que l’on a trouvé le bon élevage il faut maintenant choisir le bon chien !

Le mieux placé pour vous conseiller c’est l’éleveur lui-même. Dites lui ce que vous comptez faire avec votre chien il vous dira lequel choisir.

En effet, tous les chiens n’ont pas les mêmes aptitudes, le chien farouche ne sera pas apte à être dressé par contre il pourra fort bien être un chien de compagnie très agréable.

Pour choisir son chien, il existe aussi des tests de caractère qui permettent de choisir tel ou tel chien selon le mode de vie qu’on lui destine …

… mais c’est un autre article !