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L’agility est une discipline sportive canine qui consiste à faire évoluer un chien sur un parcours composé d’obstacles variés dans le but de mettre en valeur son intelligence et son écoute. La conduite du chien lors d’une telle épreuve nécessite une entente parfaite entre le maître et le chien. Ils forment alors une équipe indissociable. Il s’agit d’un jeu éducatif et sportif qui permet aussi une bonne intégration dans la société puisqu’il est nécessaire de posséder des bases élémentaires d’éducation et d’obéissance. Les molosses ne sont en rien pénalisés face aux autres races.

En agility, deux critères sont impératifs : la qualité et la rapidité d’exécution. Chaque maître doit moduler et trouver le juste équilibre entre ces deux impératifs. Pour obtenir ce compromis idéal, une parfaite harmonie entre le chien et son maître est indispensable. Le chien doit être pendant tout le parcours parfaitement à l’écoute des commandements et doit réagir immédiatement. Tout l’art du conducteur réside en sa capacité à maintenir l’attention du chien constante.

C’est également dans le guidage du chien que la cohésion entre celui-ci et son maître s’exprime. Le chien doit écouter, comprendre et enregistrer l’ordre donné, la réalisation de ce dernier devant être immédiate. Le maître doit, quant à lui, transmettre un message clair, concis et précis, directement exécutable par l’animal. L’harmonie est donc le produit des qualités de réceptivité du chien et des facultés de communication du maître

 

Pour obtenir cette parfaite complémentarité en agility, il est nécessaire de maîtriser l’éducation et l’obéissance de base : sociabilité, assis, couché, le rappel… Il serait en effet vain de débuter sur un terrain d’agility avec un chien ne connaissant pas ces bases. Quoi de plus frustrant que de tenter de lui apprendre à monter sur la passerelle si son maître passe son temps à le rattraper ?

Les molosses sont des chiens massifs mais peuvent pratiquer l’agility si le maître est attentif. Les chiens de travail lourds sont particulièrement sensibles à l’arthrose. En effet, les sollicitations mécaniques sont nombreuses et parfois excessives. En agility par exemple, les sauts répétés peuvent entraîner des microlésions cartilagineuses pouvant elles-mêmes entraîner une évolution arthrosique.

L’arthrose est le processus pathologique articulaire le plus fréquent chez le chien. Elle se traduit par de la douleur puis une évolution vers l’ankylose. Les causes d’arthrose sont multiples mais on peut citer des malformations articulaires, la dysplasie de la hanche ou du coude, une rupture ligamentaire, une inégalité de longueur des rayons osseux, une luxation, l’obésité… Bien entendu, toute sollicitation excessive des articulations peut, à terme, entraîner l’apparition d’arthrose : des entraînements trop longs, trop intenses ou sur des animaux trop jeunes…

Comment détecter les signes d’arthrose ?

Le principal symptôme qui devra vous alerter sur le terrain est une douleur « à froid » s’exprimant par de la raideur et le refus progressif d’effectuer certains mouvements (sauts, départs vifs…). La douleur peut être exacerbée par le froid ou l’humidité. Elle sera d’autant plus vive que, la veille, l’animal aura fait un exercice particulièrement long et intense. Bien entendu, tous les stades de douleur peuvent apparaître, de la simple boiterie intermittente à la suppression d’appui totale avec des cris de douleur.

L’agility est un jeu et le chien doit apprécier ce moment de détente. Il est inutile de vouloir à tout prix forcer l’animal ; des séances courtes mais répétées sont beaucoup plus profitables. C’est un loisir utile pour compenser le manque d’activité, parfaire une éducation de base et souder dans le jeu et le travail la relation maître-chien